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PIB - GDP

July 16th 2009 1 Comment

Les cartes de crédit et la psychologie

Je suis tombée sur un article trrrès intéressant dans le New York Times Magazine portant sur les entreprises émettrices de cartes de crédit. Grosso modo, on y raconte qu’en cette période trouble, plusieurs détenteurs de cartes se retrouvent dans l’incapacité de payer leur compte, préférant remettre leur cent derniers dollars à l’épicerie ou à la compagnie d’électricité plutôt qu’à VISA.

Les compagnies de cartes ont donc mis sur pied des formules mathématiques permettant de transformer les indices recueillis lors des achats faits avec la carte en profils psychologiques. Objectif : cibler les clients auprès de qui il vaudra la peine d’insister versus ceux qui refuseront toujours de verser un sou.

Par exemple, le détecteur de fumée que vous avez acheté avec votre MasterCard le mois dernier vous fera passer pour une personne responsable qui veut protéger sa famille tandis que l’acquisition d’une bouteille d’huile à moteur de marque générique à bas prix laisse croire que vous vous préoccupez peu de vos biens précieux.

Ou encore : des 100 000 clients qui ont utilisé leur carte de crédit chez le dentiste, seuls  530 ont présenté un défaut de paiement à quatre reprises durant l’année suivante. En comparaison, 2200 personnes (toujours sur 100 000) ont omis de payer leur facture à quatre reprises après qu’ils eurent laissé leur carte au barman lors d’un pot entre copains.

Sachant que tous ne seront en mesure de payer leur dû en temps de crise, les compagnies de cartes de crédit préfèrent donc concentrer leurs efforts  sur les acheteurs de détecteurs de fumée et autres bons Jack qui se laisseront convaincre d’acquitter leur paiement, car « après tout, ils ont pris un engagement et ils se doivent de le respecter. Autrement, si tous brisaient leurs promesses, dans quel monde vivrions-nous ? Et puis, comment pourriez-vous expliquer ce bris de parole à vos enfants? »

Bref, des paroles percutantes, bien ciblées, proférées au téléphone par de nouveaux employés habiles… que les patrons ont pris soin d’envoyer dans des formations de psychologie durant  plusieurs  semaines!

Voir l’article intégral ici:
http://www.nytimes.com/2009/05/17/magazine/17credit-t.html?_r=1

Annie Richer
Rédactrice-recherchiste

Tags: billets français · economy

1 response so far ↓

  • 1 marc larose // Jul 23, 2009 at 10:44 am

    Le sentiment des gens change beaucoup. Avant les gens voulaient payer leur dette a tout prix. Il y avait une sorte de fierté ou de devoir personnel à remplir leur contrat de crédit. Aujourd’hui, avec les corporations qui font faillite et surtout des PDG qui empochent très gros aux mains des investisseurs, cela démontre que les gens peuvent faire la même chose. Prendre des cartes de crédit et par après déclarer faillite auprès de l’institution bancaire. Cela fait partie du risque pour les banques. Si le monde des corporations peut le faire, les gens aussi.

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